En effet, suite à l’acceptation en votation populaire du partenariat pour les couples de même sexe, le canton de Genève devait adapter sa fiscalité. En l’occurrence la loi sur l’héritage. Cette mise à égalité était une revendication fondamentale et naturelle pour des personnes vivant ensemble et ne disposant à ce jour d’aucune garantie à cet égard.
Mais l’UDC n’est pas de cet avis. Aux prétendus « abuseurs du droit d’asile, de l’AI, du chômage » et autres vils individus, l’extrême droite ajoute les couples homosexuels. Et par une campagne infamante, traite une fois de plus une catégorie de la population comme des parias : les homosexuels ? des « pacsés inféconds et aisés » !

Erreur ? lapsus ? Non : une politique claire et assumée par la direction du parti : « les homos « n’apportent rien » à la société, dixit l’intégriste catholique Eric Bertinat. Et de se lancer dans une honteuse explication de texte en sortant les définitions des termes incriminés.
Personne n’est dupe : l’UDC, que l’Entente de droite – en tout cas radicaux et libéraux- souhaite inclure dans son alliance, démontre une fois de plus son caractère inconciliable avec la paix sociale et son décalage complet avec la société contemporaine. Et encore : il n’existe pas encore d’éléments démontrant l’hétérosexualité absolue de Guillaume Tell, Winkelried et autres personnages mythiques dont ce parti nauséabond se réclame à tort et à travers….
Les communistes s’associent à l’ensemble des organisations de défense des droits humains et partis politiques pour dénoncer cette « dérive contrôlée » de plus.
Prises de position de l’UDC depuis 1999.. jugez !
Dimanche 5 juin 2005 : les suisses acceptent le partenariat enregistré
Les Suisses ont dit oui à 58% lors du référendum… sur le "partenariat enregistré" pour couples homosexuels, un "pacs" approuvé il y a un an par le parlement helvétique.
Une décision du parlement contestée par une coalition de groupes de droite et religieux, qui avaient recueilli les 50.000 signatures nécessaires pour exiger que le projet soit soumis à votation (référendum) populaire. Le peuple a tranché. "J’accueille avec grande satisfaction, voire enthousiasme, ce résultat clair et net", s’est réjouie Nicole Béguin, co-présidente de l’Organisation suisse des lesbiennes LOS. "C’est une votation symbolique, qui n’aurait pas été possible il y a une dizaine d’années".
A l’exception de l’Union démocratique du centre (UDC, droite populiste), tous les grands partis politiques en Suisse, de droite comme de gauche, soutenu le oui à cet équivalent du pacs, en plus communautariste.
Le partenariat Suisse est plus restrictif que le pacte de solidarité civil français et moins universalistes puisque il s’applique seulement aux homosexuels et non aux couples quel que soit leur sexe comme le Pacs.
Il donne à chacun des partenaires certains droits civils et administratifs (succession, assurances sociales, taxation commune) et la possibilité d’être considéré comme un membre de la famille lors de visites à l’hôpital. Mais il exclut explicitement l’adoption et toute forme d’insémination artificielle ou de procréation médicalement assistée.