vendredi 9 mai 1997, par Ernesto Che Guevara
Partons, ardent prophète de l’aurore, par les sentiers cachés et abandonnés, libérer le vert crodile que tu aimes tant.
Partons, vainqueurs de ceux qui nous humilient, l’esprit rempli des étoiles insurées de Marti, jurons de triompher et de mourir.
Quand ta voix répandra aux quatre vents réforme agraire, justice, pain, liberté, à tes côtés, avec les mots, nous serons là.
Et quand viendra la fin du voyage, la salutaire opération contre le tyran, à tes côtés, espérant la dernière bataille, nous serons là.
Et si le fer vient interrompre notre voyage, nous demandons un suaire de larmes cubaines pour couvrir les os des guérilleros emmenés par le courant de l’histoire américaine.
(1956)