jeudi 19 avril 2012
Pour peu qu’on s’y intéresse de près, on peut déjà constater que les révolutions arabes ont accouché d’une souris. Ce n’est pas la souris qui a accouché d’une montagne, et tout cela n’est pas le fruit du hasard. D’abord, il y a eu le discours d’Obama en Egypte, qui a donné le coup d’envoi. Le terrain était déjà prêt. Les esprits n’en pouvaient plus de subir les dictatures sanglantes, une oppression économique terrible, plus la conjonction du prix des matières premières, très élevé, notamment celui du blé, ont eu raison des potentats en place. Mais, au fait, on a déshabillé Jean pour habiller Pierre. Les musulmans, payés par le Qatar, l’Arabie Saoudite, le Bahrein et autres, ont distribué argent, couvertures et nourriture, alors que les autres n’avaient rien à offrir. Dès lors, ils ont acheté les consciences et les urnes, et ainsi, le tour de passe-passe a eu lieu. Bien sûr, il y a le retour à la charia, les femmes plus soumises doivent porter le voile, et autres interprétations machistes et phalliques du Coran.
La révolution a ainsi débouché sur un recul, un conservatisme, un archaïsme culturel. Les libertés ont été foulées de facto grâce à la malignité des soutanes. Probablement que tous ces oligarques, princes, émirs, sultans, ont eu peur à la seule prononciation du mot révolution. Les parasites, gros comme des boudins, se méfient du peuple. La seule chose que ne dit pas l’histoire ou, tout du moins, pas encore, c’est jusqu’à quand ces grosses légumes vont payer pour leur tranquillité ? Et, question subsidiaire : est-ce que l’appel des minarets et les prières vont-ils arrêter la flambée des matières premières ?
On peut ruser avec le peuple, contourner les révolutions, avorter des libertés, mais à quel prix et pour combien de temps ?
Spara