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Question de méthode ?

lundi 5 novembre 2012

Après des décennies d’inactivisme, d’inamovibilité pour cause de "paix du travail", il est grand temps de s’interroger sur la pertinence d’un système. Non seulement on a trompé les travailleurs, on les a découragés mais de plus

on a fait la part belle à une extrème droite qui n’en demandait pas tant. La paix du travail est un leurre théorique car dans la réalité, le travailleur s’use, se fatigue, s’épuise et pour le moins le travail est tout sauf reposant. Aussi, loin de répondre aux attentes des travailleurs, les syndicalistes sous coupole du parti socialiste, ont répondu en traitant les affaires au cas par cas, individuellement, niant même les classes sociales. Les problèmes ne sont pas seulement d’ordre individuel, personnel mais bel et bien de classes sociales entières surexploitées. N’ayant pas pour but de mettre en cause quoique ce soit, les syndicalistes ont souvent répondus spontanément de façon disparate à des problèmes qui demandaient une réponse politique. Ce qui manquait aux syndicalistes c’était

une dimension politique. Dimension qui eut permis non seulement de planifier, d’étudier, d’optimaliser les actions, la propagande, mais surtout d’atteindre les classes sociales défavorisées, les travailleurs. Aujourd’hui, non seulement les syndicalistes ont affaire à des lois de plus en plus scélérates, mais de plus ils ne trouvent de soutient auprès de personne. Le problème initial se délite, on ne parle plus de la surexploitation des travailleurs, des classes sociales, mais des syndicalistes, des tribunaux, des lois, de Genève, Berne voire de l’Europe. Vous l’aurez compris, ici même il ne s’agit pas simplement d’une méthode, mais bel et bien d’un système perverti par un entrelacement socio-libéral qui dévoie, légalise des concepts d’un autre temps.

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